Paroles

Au fil des avenues

Paroles et musique Flavie Léger-Roy

Je fais tout ce qu’il faut
Pour passer le temps
Une bouée d’habitudes
Pour me maintenir à flot

Je suis là, clef en main
Il faut bien sortir
J’ai la gorge engourdie
Et je sais trop bien que…

La ville te porte comme un manteau
Les trottoirs deviennent tes bras
Ton visage aux traits de pinceau
Je repars à zéro

Je fais tout ce qu’il faut
Pour attendre longtemps
Les amis, les bars et les shows
On s’engourdit l’espoir

Et l’espoir dort un peu
Assommé au whisky, au fort
J’prends ma veste, et je sors
Mais je m’en sors pas…

La ville te porte comme un manteau
Les trottoirs deviennent tes bras
Ton visage aux traits de pinceau
Je repars à zéro

Ton nom sur les rues
T’es partout, partout, je suis perdue
Au fil des avenues
Je m’égare un peu plus

La ville te porte comme un manteau
Les trottoirs deviennent tes bras
Ton visage aux traits de pinceau
Je repars à zéro

LES RESTES DU NAUFRAGE

Musique de Raphaël D’Amours/Paroles de Flavie Léger-Roy

Les clefs dans la serrure et le cœur à flots
Il n’y a plus dans ces murs que de lourds échos
La plaine s’ouvre devant
Le vent l’appelle, elle ignore ce qui l’attend

Elle est partie d’un bon pas
Regarde tout droit
Tout au fond de ses bagages
Les restes du naufrage
Une bouée pour la peine
Pour les semaines
Où elle craindra le retour

La revoilà sur la route dont elle connaît si bien
Les courbes trop sinueuses, mais ça ne lui fait rien
Elle détache ses cheveux
Par la fenêtre elle s’écrie adieu !

Elle est partie d’un bon pas
Roule tout droit
Tout au fond de ses bagages
Les restes du naufrage
Une bouée pour la peine
Pour les semaines
Où elle craindra le retour

Pourtant, elle sait
On ne va jamais assez loin
Pour se sauver des blessures
Qui reviennent

Elle est partie d’un bon pas
Pense tout haut
Elle lance à l’eau ses bagages
Les restes du naufrage
Une vie, une rengaine
À la prochaine
À la prochaine bourrasque

Mais pour l’instant elle est là, arrêtée près du fleuve
Et son sourire ne ment pas, et le temps fait son œuvre
Les pieds nus dans la marée
Elle a en bouche un goût de liberté

Laisse aller

Paroles et musique Flavie Léger-Roy

Ça ne sert à rien de courir
Quand le courant n’est que remous
Contre le vent qui contre tout
Pousse un souffle à démolir

Ça ne sert à rien de se battre
Quand le courant vire en ressac
Quand le temps presse sa menace
Qu’on ne peut tenir debout

Je laisse aller, je laisse aller
La marée se retire
Ma tempête respire
Je laisse aller, je fais l’étoile
Laisse flotter, laisse aller le pire

Ça ne sert à rien de m’en vouloir
D’avoir un temps baissé les armes
Contre le vent, contre les drames
Prendre le temps de m’asseoir

Je n’en peux plus de me tenir
À tout prix à la balustrade
Serrer les dents contre la tornade
Et ne plus jamais dormir

Je laisse aller, je laisse aller
La marée se retire
Ma tempête respire
Je laisse aller, je fais l’étoile
Laisse flotter, laisse aller le pire

Tout ira bien

Musique de Raphaël D’Amours/Paroles de Flavie Léger-Roy

Le feu court jusqu’à la rue
Crache au crépuscule
Les cris de joie nous amènent
Là où la fête hurle
Cœurs épuisés des semaines trop loin passées
De la plaine où le vent caresse le dos des heures

Dansons sur les braises du jour
Jusqu’à perdre le temps qu’il faut
Égarons la faim des vautours
Oublions qu’il est déjà tôt…

Ouvrons grand nos oreilles
La chanson coule à flot
Servez-nous donc un grand verre
D’une passe de banjo
Le cœur à sec, les horaires qui clouent le bec
Des oiseaux qui passent la nuit à chanter tout haut

Dansons sur les braises du jour
Jusqu’à perdre le temps qu’il faut
Égarons la faim des vautours
Oublions qu’il est déjà tôt…

Cœurs épuisés des semaines trop loin passées
De la plaine où le vent caresse le dos des heures
Tout ira bien

Le feu court jusqu’à la rue
Crache au crépuscule
Les cris de joie nous amènent
Là où la fête hurle
Dansons sur les braises du jour
Jusqu’à perdre le temps qu’il faut

Dansons sur les braises du jour
Jusqu’à perdre le temps qu’il faut
Égarons la faim des vautours
Oublions qu’il est déjà tôt…

Belle

Paroles et musique Flavie Léger-Roy

Belle, tu te rappelles ces années dans la ruelle ?
Tu étais la reine du bled
Belle, tu étais belle aux yeux de n’importe quel dur
Amoureux fou à la marelle
Belle, tu te rappelles ? Dans les yeux de ce rebelle
Tu as déposé ta dentelle

Belle, tu étais belle, et tu restes éternelle
Dur, d’ignorer tes jarretelles
Belle, il y a toujours une belle
Quelque part au fond de ses prunelles

Belle, je te jure
Belle, c’est sûr, j’aurai ta peau
Belle, je te jure, tu es de trop

Belle, tu te rappelles ce cavalier sensuel ?
Tu lui as fait sauter les bretelles
Belle, tu étais belle quand tu lui roulais des pelles
Tu lui as montré le septième ciel
Belle, tu te rappelles ?
Tu lui as coupé les ailes
Dur, son cœur est devenu de sel

Belle toujours trop belle
Premier amour éternel
Tu es tapie dans sa cervelle
Belle, il y a toujours une belle
Quelque part au fond de ses prunelles

Belle, je te jure
Belle, c’est sûr, j’aurai ta peau
Belle, je te jure, tu es de trop

Entre lui et moi, tu dresses ta légende
Je traquerai ta trace jusqu’à ce que tu te rendes

Belle trop belle au fond de ses prunelles

Belle, je te jure
Belle, c’est sûr, j’aurai ta peau
Belle, je te jure, tu es de trop

Vieillir avec toi

Paroles et musique Flavie Léger-Roy

Rivée à tes yeux
C’est un matin cimetière
Et mon café trop amer
Et la nuit ne fut pas mieux
Je ne vois plus rien
Que le temps qui passe sur toi
Et mes mains qui tremblent en vain
Mon amour crie sur les toits

J’veux vieillir avec toi
Faire le tour du monde encore une fois
Tisser les secondes entre nos doigts
Se couvrir de nos heures sous les draps
Tu t’en iras

Tu te moques souvent
Pour éviter le froid
Si tu savais comment
J’envie la force en toi
Tu fermes le journal
Me caresse la joue
Connais-tu la douleur
Qui attend devant nous ?

J’veux vieillir avec toi
Faire le tour du monde encore une fois
Tisser les secondes entre nos doigts
Se couvrir de nos heures sous les draps
Vieillir avec toi
Faire le tour du monde encore une fois
Tisser les secondes entre nos doigts
Se couvrir de nos heures sous les draps
Tu t’en iras

Pour gravir les plus grandes montagnes
On se prépare toute une vie
Je suis au sommet avec toi
Mais descendre, ça, j’ai pas appris
La vie s’effrite sous ton dos
J’agrippe mes ongles à ta peau
Il faut garder les yeux clos
Garder les yeux clos

La tempête passe
C’est un matin de semaine
Mon café encore chaud
Le présent dans sa grâce
Je ne vois plus rien
Du temps qui nous efface
Seulement nos mains
Qui se réchauffent sur la tasse

Jusqu’à l’os

Paroles et musique Flavie Léger-Roy

Si tu me trouves au pied du lit
Épouvantée, sans un bruit
Il faut me prendre comme la belle
Amène-moi au chaud

Car il faut, car il faut que tu me connaisses
Jusqu’au bout des doigts
J’ai souvent, j’ai souvent trop peur
De ce qui veut s’enfuir en moi

Je te dis oui jusqu’à l’os
Tu seras mon alentour
Comprends-tu déjà mon écorce ?

J’ai dans les yeux quelques histoires
Que le vin rouge me connaît trop
Il faut savoir comment les lire
Les oublier aussitôt

Car il faut, car il faut que tu les connaisses
Jusqu’au bout des doigts
J’ai aimé, j’ai aimé le malheur
Il parfois vécu sous mon toit

Je te dis oui jusqu’à l’os
Tu seras mon alentour
Quand je n’aurai plus la force

Tu chantes au creux de l’été
Tu connais ma chair de poule
Je te suivrais les yeux fermés
Dans la foule

Si tu me trouves au pied du lit
Épouvantée, sans un bruit
Il faut me prendre comme la belle
Amène-moi au chaud

Emmène-moi

Paroles et musique Flavie Léger-Roy

La route à perte de vue
Le moteur qui gronde sur l’avenue
La liberté et son prix bienvenu
Le corps bien collé sur ton dos
Le cuir sous le vent me colle à la peau
Au soleil levant sur le bord de l’eau

Emmène-moi où le temps file
Emmène-moi loin de la ville
Emmène-moi où je peux m’évader dans tes bras
Et t’aimer un mile à la fois

Entre les plaines et les sommets
S’arrêter pour le temps d’un café au lait
T’embrasser à l’aube d’un jour de juillet
Oublier les promesses en l’air
Rouler pour ne plus avoir pied à terre
Et traverser toutes les frontières

Emmène-moi où le temps file
Emmène-moi loin de la ville
Emmène-moi où je peux m’égarer dans tes bras
Et t’aimer un mile à la fois

Emmène-moi loin de moi qui cours partout tout à la fois, tout à la dérive
Arrache-moi à mon décor, mes obligations météores, je veux te suivre

Emmène-moi où le temps file
Emmène-moi voir le sable
Emmène-moi loin de la ville
La brume qui embrasse les arbres
Emmène-moi au sud au nord
La rosée au visage colle
Et peut-être plus loin encore
Et peut-être plus loin encore

Emmène-moi où le temps file
Emmène-moi loin de la ville
Emmène-moi où je peux m’évader dans tes bras
Et t’aimer un mile à la fois

Et il s’en va !

Paroles et musique Flavie Léger-Roy

Le vois-tu venir, assis au bout de la table ?
Vois-tu son regard fuir ton sourire indomptable
Il a quelque chose à te dire de désagréable
Le vois-tu venir ? il est tout misérable
« C’est pas que je veux pas faire un bout avec toi
Mais y a quelque chose qui me dit dans mon cœur mes couilles
Que je dois partir de là »

Et il s’en va ! Et il s’en va !

Puis on te ramasse à la petite cuillère
Tu pleures à la tasse et tu reparles à ta mère
Tu commandes un whisky, tu jures de virer lesbi !
Mais justement au bar, un beau mâle s’amarre
Il s’arrête et il dit :
« C’est pas que je voudrais déranger tes déboires
Mais y a quelque chose qui me dit dans mon cœur mes couilles
Que je suis fait pour toi »

Il frappera un mur que tu voudras plus dur
Tu promettras ne jamais lui ouvrir ta porte
Mais par un soir d’hiver où être à deux fait mieux l’affaire
Tu ouvriras ta porte sur ton cœur de pierre

Après quelques mois d’amour
Et de promesses à la pelle
De restaurants trop chers
Et de querelles avec ta mère…

Le vois-tu venir, assis au bout de la table ?
Vois-tu son regard fuir ton sourire indomptable
Il a quelque chose à te dire de désagréable
Le vois-tu venir ? il est tout misérable
« C’est pas que je veux pas faire un bout avec toi
Mais y a quelque chose qui me dit dans mon cœur mes couilles
Que je dois partir de là »

Et il s’en va ! Et il s’en va !

TCHOU TCHOU

Paroles et musique Flavie Léger-Roy

Coup de foudre, coup dans le cœur trop vrai pour être beau
Il avait des yeux joueurs et tu lui as griffé le dos
La dépendance s’est invitée entre deux colères crues
T’as cru que c’était la passion qui vous liait la peau

C’est arrivé un soir où il pleuvait à boire debout
Il est rentré trop tard, regard hagard entre deux rots
Bleue de colère tu as pleuré, il t’a collé sa main
Tu as claqué la porte et t’es partie, courant sous l’eau
Entends-tu la rumeur ? À deux pas de la gare ?

Tchou tchou, tchou tchou
Entends-tu le train ?
Tchou tchou, tchou tchou
Ne manque pas le train
On l’entend qui s’amène, les rails crissent, les roues glissent
Tchou tchou tchou
Ne pense pas à demain
Le train s’en vient…
Et tu manques le train

Coup de fouet, coup sur la table et surtout coup de trop
Dans les reins, un regard ou une taloche jusqu’aux os
La maison est foutue, cuisine sans dessous-dessus
Ne reste dans les coins que deux amours K.O.

Encore trop saoul peut-être, il cogne maintenant des clous
C’est la fin d’une tempête, on pourrait même croire qu’il fait beau
Mais toi une fois de plus, tu prends ton courage à deux mains
Tu fous tout dans tes poches et tu sors pour sauver ta peau
Espères-tu la rumeur ? À deux pas de la gare ?

Tchou tchou, tchou tchou
Entends-tu le train ?
Tchou tchou, tchou tchou
Ne manque pas le train
Ton cœur qui se démène, les rails crissent, le temps glisse
Tchou tchou tchou
Ne pense pas à demain
Le train s’en vient…

Il suffit d’embarquer un seul pied
Tu seras déjà loin
Tous ces départs en vain et ces blessures lourdes
À cacher le matin, et sourire malgré tout
Aimer sans voir les coups

Tchou tchou, tchou tchou
Saute dans le train
Tchou tchou, tchou tchou
Le voilà le train ! Le train est arrivé ! Hé !
Tchou tchou, tchou tchou
Saute dans le train
Tchou tchou tchou tchou
Ne manque pas le train
On l’entend qui s’arrête, sur le quai, les badauds vont monter
Il suffit d’embarquer
Un seul pied

Encore trop saoul, oui souviens-toi
Tu peux partir, tu es à toi
Ne manque pas à ton courage
Ton courage et tes lendemains
Ne manque pas le train
Comme hier et demain
Ne manque pas le train

QUAND TU ME VOIS

Musique Raphaël D’Amours/Paroles Flavie Léger-Roy

Quand tu me vois
C’est ton pouls qui s’entête, le temps qui s’arrête
Je suis papier de soie
Entre deux souvenirs, tu entends ma voix
Ma voix…

Sous l’escalier
Un peu mis à l’abri ou mis en danger
Nous avions ri tout bas
Entre les lignes t’as dit : « Je ne peux être à toi »
Et le ciel s’est dégagé, t’as pris une photo de moi
Quand tu me vois
Moment volé, sous l’escalier…

Si un jour tu me recroises, j’aurai peut-être changé
À des miles, des miles de toi
Aurai-je pensé à ce jour-là ?
Mon rire qui… à l’aube, figée
En attendant la bise

Quand tu me vois
C’est la peur qui te parle, le temps qui te cède
Mes yeux sous tes doigts
M’aurais-tu alors choisie ? Serais-je dans tes bras ?
Coup de tête ou coup de cœur, le doute a passé son heure
Quand tu me vois
C’est ta jeunesse même qui s’en va

Si un jour tu me recroises, j’aurai peut-être changé
À des miles, des miles de tout
Aurai-je aussi pensé à nous ?
Étincelle à l’aube, figée
Comme le temps se brise

Tu ne sais pas… mais tu m’as frôlé le cœur, effleuré le bras
J’ai cru entendre là
Ta peau qui disait
« Veux-tu être à moi
À moi »

Avant la traversée

Musique Raphaël D’Amours/Paroles Flavie Léger-Roy

Le soleil se couche tôt sur le boulevard grisâtre
Même à travers la fenêtre, le vent me perce les os

Il a perdu une guerre, celui-là qui me manque
Et je vois par la fenêtre, le temps qui passe tout bas

C’était perdu d’avance
Je l’avais oublié
Devant l’inévitable
Je m’étais bien armée
D’espoir et de confiance
Et sans compter les jours
Peut-être d’innocence
Avant la traversée

Je l’imagine maintenant, grand sourire au visage
Sa jeunesse retrouvée au-dessus d’un fleuve blanc

On lui avait tout volé, jusqu’aux noms de ses amours
Qui pourtant à tous les jours venaient les lui rappeler

C’était perdu d’avance
Je l’avais oublié
Devant l’inévitable
Je m’étais bien armée
D’espoir et de confiance
Et sans compter les jours
Peut-être d’innocence
Avant la traversée

Le soleil se couche tôt sur le boulevard grisâtre
Même à travers la fenêtre, le vent me perce les os

Je n’ai pas dit au revoir, il ne m’entendait plus
Et ce soir à ma fenêtre
Je lui dis… salut

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